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MONSIEUR BONHOMME ET LES INCENDIAIRES de Max Frisch Nouvelle traduction et adaptation de Jacques Michel et Véronique Ros de la Grange Théâtre Alchimic Du 20 septembre au 9 octobre 2016 DOSSIER PEDAGOGIQUE « Quand on a encore plus peur du changement que du malheur, comment éviter le malheur !!! » Max Frisch Résumé La catastrophe plane sur la ville. Des incendiaires s'infiltrent dans les maisons bourgeoises et y boutent le feu. Tous les jours une autre maison flambe mais Theodore Bonhomme ne veut pas voir. La catastrophe n'est pas pour lui, elle n'arrivera qu'aux autres. Tel est le sujet de cette comédie burlesque qui se donne des allures de tragédie avec son chœur des pompiers qui annonce le malheur. Mais Bonhomme est sourd. Il ne veut rien entendre car il ne veut pas changer. Pour déjouer son destin, il essaie d'apprivoiser les incendiaires avec un coq au vin. Max Frisch appelle ce destin « la connerie humaine, trop humaine » ! Bonhomme est un délicieux bouffon affublé de sa femme Babette et de sa bonne Anna. Toutes les deux remplissent les bons offices nécessaires au bourgeois très humain qu'il est. Quant aux incendiaires, ils tiennent les ficelles du scénario en disant tout simplement la vérité car c'est la seule chose à laquelle personne ne croit. Cette comédie est un chef-d'œuvre universel qui nous renvoie à nous-mêmes. Nous sommes tous des Bonhomme: on préfère aller droit dans le mur plutôt que de changer. Analyse Monsieur Bonhomme et les Incendiaires est une pièce qui prend pour cible la bourgeoisie libérale, et nous révèle, par le biais de la satire, comment le conformisme, les mécanismes de répression et le désir de compromis peuvent mener à l’anéantissement d’un individu et de toute une société. Ou comment malgré des preuves aveuglantes, les humains peuvent agir en plein déni et défendre l’inanité ou même le caractère suicidaire de leurs propres points de vue. Ce n’est donc pas le destin qui tue, mais la « La connerie humaine, trop humaine ». L’auteur nous pousse à plonger notre regard dans le « marécage de nos états d’âme » et à secouer l’apathie qui nous enveloppe et nous ensommeille. Il en va de notre survie. Dans cette comédie burlesque un chœur des pompiers annonce le malheur. Comme dans la tragédie antique, ce chœur représente la voix de la cité, dans laquelle les spectateurs peuvent se reconnaître. Mais le rôle de protecteur, de garant de la cité – habituellement assumé par le chœur antique – se trouve ici battu en brèche par des pompiers impuissants, qui ne peuvent que constater l’ampleur du désastre. « Ce chœur, et son impuissance, m’a toujours fait penser aux braves pompier qui eux aussi ne peuvent rien faire avant que l’incendie éclate et alors, dans la tragédie antique comme dans le monde d’aujourd’hui, il est déjà trop tard » Max Frisch Dans cette pièce, il serait possible de voir comment par peur, par lâcheté et par aveuglement, le citoyen Bonhomme va laisser s’installer chez lui le « Mal » en la personne de deux énergumènes évidemment incendiaires, leur offrant le gîte et le couvert, et même des allumettes ! … collaborant ainsi sa propre ruine. Un miroir à peine déformant de la réalité sociale, une farce désolante et inéluctable, jouée sous le regard impuissant du chœur des pompiers qui disserte sur l’idiotie humaine. Devant cette violence sournoise qui frappe à notre porte, nous restons interdits, comme l’est Monsieur Bonhomme devant les intrus qui menacent sa maisonnée… En effet, comment comprendre que nous soyons la cible de ces attaques ? Nous qui sommes pourtant humanistes et… généreux !!... Alors pourquoi la violence se retourne-t-elle contre nous ? Serions-nous, à notre insu coupables de certaines souffrances, qu’il faudrait maintenant expier ? C’est bien à nous-mêmes que Max Frisch tend le miroir de la comédie, dans lequel nous découvrons le visage de ce pauvre Monsieur Bonhomme, qui, comme nous, voudrait tant ne pas être inhumain… Intérêt Pédagogique  Biedermann, qu'on a traduit parfois par Monsieur Bonhomme, fut la première de ses pièces à connaître une audience internationale. Jean-Marie Serreau l'a jouée pour la première fois en langue française, en 1960. Avec Monsieur Bonhomme et les Incendiaires Max Frisch nous invite à porter un regard neuf, drolatique et légèrement désabusé sur les dérèglements de nos sociétés occidentales où règne la surenchère sécuritaire. Le voile superficiel qui nimbe nos sociétés d’une apparente pureté paraît bien mince et risque, en se déchirant, de laisser apparaître quelques démons enfouis. La pièce montre une viole

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