• Document: NEUROPHYSIOLOGIE (2)
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http://www.neur-one.fr NEUROPHYSIOLOGIE (2) B - LE SYSTEME NERVEUX (SUITE) - NEURONES ET GLIOCYTES IV - LES NEURONES ET LES GLIOCYTES 1) OBJET DE LEUR ETUDE La NEUROPHYSIOLOGIE est l’étude du fonctionnement du système nerveux. L'information en provenance des récepteurs est analysée par le cerveau pour donner naissance aux perceptions (certaines d'entre elles pouvant être stockées en mémoire) pour initier une action comportementale. Compte tenu de ces informations, le cerveau est en mesure de contrôler nos comportements. Or, la transmission des signaux nerveux le long d'un réseau -d'un récepteur à un effecteur- est à la base de l'activité fonctionnelle du système nerveux. Elle repose sur les propriétés d'excitabilité, de conduction et de transmission du signal généré par chaque cellule nerveuse ou NEURONE, unité structurale et fonctionnelle du système nerveux. La NEUROPHYSIOLOGIE est donc l'étude de la cytologie et de la physiologie des neurones. Utilisant la technique d'imprégnation chromo-argentique mise au point par Golgi (1873), Ramon y Cajal étudia les neurones et les circuits qu'ils forment dans le système nerveux de nombreuses espèces. Il élabora sur la base de ses propres travaux (1888) mais aussi de ceux d'autres auteurs (parmi lesquels Forel, His, Kôlliker et Lenhossék), le concept de neurones en tant qu'unités séparées, communiquant les uns avec les autres à travers des contacts établis par leurs prolongements : «Les ramifications nerveuses terminales sont libres et ne s'unissent pas à d'autres ramifications nerveuses. Elles s'appliquent par contact sur le corps et sur les expansions protoplasmiques d'autres éléments cellulaires». Ainsi, selon le concept proposé en 1888 par Ramon Y Cajal, chaque neurone est une cellule anatomiquement séparée et indépendante des autres cellules n’établissant que des contacts fonctionnels spécifiques, appelés synapses, soit par l’intermédiaire de leurs prolongements dendritiques avec d’autres neurones (synapses neuro-neuronales) ou des cellules sensorielles (synapses neuro-sensorielles), soit par l’intermédiaire de leurs terminaisons axonales avec d’autres neurones: (synapses neuro-neuronales) ou des cellules effectrices (fibres musculaires: jonctions neuro-musculaires; ou des cellules glandulaires: synapses neuro-glandulaires). Ainsi entre une cellule réceptrice et une cellule effectrice, plusieurs neurones forment un réseau qui transmettent -et traitent en les transmettant- les informations dont ils assurent la propagation . Les neurones sont responsables de l'émission et de la propagation des messages nerveux. En effet, en fonction des informations qu'ils reçoivent, ils sont capables d'émettre des signaux électriques et de les propager le long de leurs prolongements. Cette propriété est due à la présence, dans leur membrane plasmique, de protéines particulières qui laissent passer sélectivement certains ions :les canaux ioniques. Par ailleurs, les neurones sont aussi des cellules sécrétrices particulières, leur produit de sécrétion pouvant être : • des neuromédiateurs ou neurotransmetteurs, qui, libérés par l’élément présynaptique dans l’espace synaptique, modulent la perméabilité ionique de la membrane post-synaptique après qu’ils se soient fixés sur leurs récepteurs spécifiques ; • des neuromodulateurs libérés par des terminaisons nerveuses dans l’espace « péri-synaptique » pour moduler à la fois les caractéristiques d’excitabilité des neurones « arrosés » et celles de la transmission synaptique ; • des neurohormones libérées par les terminaisons de certains neurones de l’hypothalamus en réponse à leur excitation. La sécrétion du neurotransmetteur n'a lieu que dans des régions très restreintes, les synapses. C'est donc une sécrétion très focalisée et dirigée uniquement vers les cellules auxquelles le neurone est connecté. Les neurones diffèrent en ceci (à quelques exceptions près) des autres cellules sécrétrices de l'organisme, comme les cellules hormonales, qui libèrent leur produit de sécrétion dans la circulation sanguine générale (sécrétion endocrine) ou dans le milieu extérieur (sécrétion exocrine). L’idée maîtresse des neurosciences modernes est que tous les comportements sont le reflet d’une fonction cérébrale. Dans ce contexte, la pensée correspond elle aussi à un type d’activité cérébrale. Cette activité ne s’exprime pas seulement à travers des comportements simples comme la marche ou le sourire mais aussi à travers des fonctions beaucoup plus complexes comme l’élaboration de sentiments, l’apprentissage, les comportement fondamentaux (alimentaire, RYCAJAL@aol.com

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